Lundi 30 novembre 2020

Le chemin jusqu’à toi est à faire… dans la foi! (Esaïe 57,14-21)


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Difficile de ne pas entendre dans ces premiers mots un écho à la parole de Jean le Baptiste dans les évangiles… Encore que celle qu’il prononce vient plutôt du chapitre 40 d’Esaïe. L’empressement à demander un chemin pour ce «haut placé et dont le nom est saint» rappelle qu’il ne vient pas parader, mais se tenir auprès des souffrants, en proclamant clairement son désir de «rendre vie à leur esprit». Il souligne une intention majeure de cette partie du livre d’Esaïe: révéler le vrai visage de Dieu! Ni bonasse, ni intransigeant… mais dont la colère ne saurait durer à toujours! Un psaume le scande avec insistance: «Car sa miséricorde dure à toujours» (Ps 136). S’il appelle à ouvrir un chemin, il ne veut pas d’une course d’obstacles! Car «il ne nous fait pas marcher» quand il nous parle de réconciliation… Il sait dire sa colère et il sait la retenir, même lui donner une limite, pour que ne dépérisse pas le «souffle des êtres animés qu’il a faits» (v. 16). Il désapprouve, mais ne détruit pas… A bon entendeur! Au contraire de la gesticulation du «méchant» qui ne brasse que des ordures (v. 20), le Seigneur vient guérir par un vœu de paix! Une parole que l’on sait devenir réalité dès qu’il la prononce, et – universalité encore –, il en fait don à qui est loin comme à qui est proche. Mais que sont devenues nos discordes entre les peuples?

Eric Imseng

Prière: Seigneur, tu es disponible, mais tu n’es pas un objet quelconque... Je te cherche, sans peur, et te rencontre sans banalité!  

Référence biblique : Esaïe 57, 14 - 21

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